| >> Autres marques |
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| Avec le Musa, le retour de Lancia |
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| • Caractéristiques. — Traction, monospace, 5 portes,
5 places. Longueur 3,98 m, largeur 1,69 m, hauteur 1,68 m
(avec barres de toit). Coffre 320 à 1.440 litres. Réservoir
47 litres. Moteur essence : 1.4 16 V, 6 CV, 1.368 cm3, 95 ch.
Diesels : 1.3 Multijet 16 V, 4 CV, 1.248 cm3, 70 ch ; 1.9 Multijet,
6 CV, 1.910 cm3, 100 ch. Boîtes de vitesses : manuelle 5
rapports ou DFS séquentielle robotisée 5 rapports avec les
versions essence 90 ch ou diesel 70 ch. Consommations normalisées
en litres aux 100, urbain, extra-urbain, mixte (avec
boîte DFS) : 1.4 16 V, 8,5, 5,5, 6,6 (8,3, 5,4, 6,4) ; 1.3 Multijet
16 V, 6,2, 4,5, 5,0 (6,0, 4,4, 5,0) ; 1.9 Multijet 7,0, 4,7, 5,5. |
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Construit sur une base Fiat Idea,
rehaussé par une finition élégante
et de bon goût, le mini monospace
Musa va conforter le retour de Lancia
au premier plan.
Si vous pensez que le
sport automobile ne sert
à rien, alors méditez sur
le triste sort de Lancia.
La descente aux enfers de la
marque de luxe du groupe
Fiat a débuté avec la retraite
de sa Delta Intégrale. Elle
gagnait tout mais on l’a vite
oubliée, Lancia n’est jamais
revenue en rallye. Devenue
pâle et floue, son image ne
survit qu’en Italie. Droguée
de technique et de luxe made
in Germany, l’Europe récuse
les autres solutions, Renault
VelSatis et Lancia Thesis viennent
d’en faire les frais.
La
chance de Lancia se nomme
Ypsilon, petite voiture urbaine
adorable et très féminine, une
valeur sûre sans concurrence.
Depuis un an, la nouvelle Ypsilon
se vend bien, Lancia double
la mise avec le mini monospace
Musa. En fait, une Fiat Idea sur laquelle on aurait
greffé les faces avant et arrière
de l’Ypsilon : le résultat ne
manque pas d’élégance et les
roues alliage bicolores donnent
une classe certaine à l’ensemble.
L’intérieur sent la
haute couture italienne, les
couleurs sont jolies, gaies,
bien assorties, élégantes, Musa
tranche vraiment sur le style
automobile habituel. Le
silence est aussi son point fort,
pour le reste c’est un Idea,
vaste, habitable, ergonomique,
facile d’accès, compact
et pas vraiment modulaire,
tout de même capable de longs
parcours.
Les 3 motorisations
sont bien choisies et suffisamment
puissantes, la tenue de
route honnête, la direction
électrique parfaite, seule la
boîte robotisée DFS – paresseuse
– reste en deça de l’attente.
L’équipement est très
complet pour une voiture de
cette catégorie, les options
nombreuses et la finition elle
aussi très soignée.
Avec le
Musa, Lancia a gagné son pari,
offrir une vraie voiture de luxe
dans moins de 4 mètres, idéale
pour la ville mais assez polyvalente
pour bien se comporter
sur route. Après essai du
Musa, lorsqu’on remonte dans
une citadine ordinaire, on la
trouve d’une tristesse infinie.
Même un peu plus cher, le
Musa est un vrai rayon de soleil
dans la tristesse ambiante.
Charles MARQUIS
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Les prix. — Les Musa sont disponibles en deux niveaux de
finition, Oro (base) et Platino, séparées par 2000 euros au
tarif. La boîte DFS est facturée 700 euros supplémentaires.
1.4 16 V : 15.900 € (O), 17.900 (P) ; Multijet 1.3 : 16.600 €
(O), 18.600 € (P) ; Multijet 1.9 : 17.900 € (O), 19.900 € (P),
pas de DFS possible à ne niveau.
• L’équipement Oro. — Dès ce niveau Musa offre 4 airbags,
ABS avec répartiteur EBD, climatiseur manuel, autoradio 6
CD, lèves-vitres électriques AV, condamnation centralisée
avec télécommande, rétroviseurs électriques et dégivrants,
direction assistée électrique Dualdrive, vitres teintées, volant
à double réglage, siège conducteur réglable en hauteur, banquette
arrière 60/40 coulissante avec 3 appuie-tête mais aussi
dossier rabattable et modulable (40/20/40), sièges avant
rabattables en tablette, ordinateur de bord, essuies-glaces
AV et AR avec fonction lavage intelligent, etc.
• Platino. — Il rajoute au niveau Oro : toit panoramique
vitré GranLuce, jantes alliage de 15 pouces, intérieur cuir et
microfibre, lunette et vitres arrière sur-teintées, volant et
pommeau de levier de vitesse en cuir, vitres AR électriques,
etc.
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Ligne équilibrée
• Style réussi et sympathique
• Couleurs et ambiance italiennes
• Finition soignée
• Ergonomie du poste de pilotage
• Habitabilité et accès
• Rapport prix-équipement |
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Poids élevé
• Roulis
• Coffre
• Modularité de la partie arrière
• Lenteur de la boîte DFS |
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| Essai
complet paru dans La Nouvelle République le : 17/11/2004 |
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