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| BMW Série 1 : le plaisir en plus | |
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Avec le temps, le style baroque des BMW s’assagit, gagne en finesse et élégance, invente un nouveau classicisme et démode les voitures du segment, plutôt grosses et hautes comme les Golf, 307, Audi A3 ou Focus. La Série 1 offre incontestablement une note sportive qui correspond bien à ses qualités routières. Avec sa « Série Une », BMW vient piétiner les plates-bandes des Golf, Mégane, 147, 307 et surtout Audi A3. Et pour mieux se démarquer, cette 5 portes de 4,23 m conserve ses roues arrière motrices et tous les attributs des grosses Béhème, sportivité, technicité et prix élevés ! Seul contre l’armée des tractions, BMW a conservé des roues arrière motrices à sa moyenne, la Série 1. Entre Mini et future Série 3, plus grosse que l’actuelle, le trou dans la gamme BMW est comblé par la Série 1. Elle aurait dû être traction et badgée Rover, le divorce l’a fait naître BMW, donc propulsion. Pourquoi pas, mais cette solution, plus lourde et moins bonne en motricité et stabilité, a imposé des prodiges à BMW. Moteur reculé au maxi et aciers spéciaux ont offert à la Une un poids correct, une bonne répartition 50/50 et un long capot. Revers de la médaille, l’habitabilité à dégringolé et le prix grimpé. Places arrière interdites aux grandes jambes et malle rikiki, au plancher biscornu, ont fait les frais du choix de BMW. Lequel se moque de ces critiques, sa Série « Une » se vendra sur d’autres critères, à commencer par le style. Courbes douces, flancs creusés, sa ligne est dynamique sans trop d’agressivité, une vraie réussite qui donne un coup de vieux à la concurrence. L’intérieur, inspiré du Z4 maison, respire la qualité, l’ergonomie est parfaite, tout comme la mécanique, rigoureuse pour offrir un grand plaisir de conduire. Sécurisé par une puissante électronique et des pneus pouvant rouler à plat, le pilote peut jouir de l’agilité sans faille de la Série 1, la placer au millimètre, virer à plat et abuser de son freinage puissant comme des reprises vigoureuses de ses 4 moteurs. Une nouvelle fois, on décernera la palme aux deux diesels, 122 et 163 ch, aussi punchy que sobres et bien servis par leur boîte mécanique 6 rapports, maniable et bien étagée. Bref, pour qui n’a pas réellement besoin des places arrière, la Série 1 est une moyenne de très grande qualité, différente en style et comportement, une BMW vraie de vraie jusque dans ses défauts, prix élevé et interminable liste d’options.
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| Essai complet paru dans La Nouvelle République le : 21/07/2004 | |||||||||
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